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Auteur de théâtre, écrivain, traducteur, metteur en scène et comédien, au théâtre, au cinéma, à la télévision et à la radio, René-Daniel Dubois a laissé une marque indélébile sur les trente dernières années. Il étudie d’abord l’interprétation à l’École nationale de théâtre du Canada. Ses études subséquentes en écriture dramatique et en improvisation, à Paris, avec Alain Knapp, sont en partie rendues possibles par l’obtention d’une bourse du ministère de l’éducation du Québec. En 1980, alors qu’il est toujours aux études, il écrit sa première pièce, Panique à Longueuil. L’ampleur de son succès marque l’apparition d’un auteur qui, d’un bout à l’autre du Canada, dans les Amériques et en Europe va par la suite présenter sa vision – ou en tous cas l’un des aspects de cette vision. Sa seconde pièce, Ne blâmez jamais les bédouins, (créée en 1984) se voit décerner le Prix du Gouverneur Général, tandis que Being at home with Claude (publiée en 1986 aux Éditions Leméac) est traduite et de nombreuses fois portée à la scène au Canada aussi bien qu’à New York et Los Angeles, Londres et Florence. En 1992, l’adaptation cinématographique que Jean Beaudin tire de la pièce fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes. 26 bis, Impasse du Colonel-Foisy (publiée en 1983 aux Éditions Leméac) est créée au Café de la Place de la Place de la Place des Arts, dans une mise en scène de Jean-Marie Lelièvre. 2 contes parmi d’autres pour une tribu perdue, quant à elle, est créée en 1985 par la compagnie Omnibus, à L’Espace Libre, dans une mise en scène de Jean Asselin. Le printemps, Monsieur Deslauriers, publiée chez Guérin Littérature, (en 1987), est traduite en espagnol et en anglais et produite au Canada, en Suisse et au Vénézuéla. Pericles, Prince of Tyre -- by William Shakespeare, inspirée de la pièce originale plutôt que simple adaptation, est créée au Theatre Passe-Muraille de Toronto. La pièce radiophonique Et Laura répondait rien (sous son titre anglais de But Laura Didn’t Answer) est réalisée par John Juliani, à CBC Vancouver. La toute dernière pièce de monsieur Dubois, intitulée Bob, devrait être créée en 2008. En plus de sa prolifique activité d’auteur dramatique, René-Daniel Dubois est un metteur en scène qui s’est attiré un respect considérable en dirigeant au Québec des œuvres de Ionesco et de Sartre autant que celles d’auteurs contemporains tels Michel Garneau et Michel Vinaver. Il a aussi mis en scène des opérettes. Il a animé des classes de maître et enseigné l’interprétation, l’improvisation, l’écriture dramatique et la scénarisation pour le compte d’institutions comme l’École nationale de théâtre du Canada, l’Université du Québec à Montréal, l’Université de Moncton, le Centre national des Arts d’Ottawa, le Théâtre de la Seizième (à Vancouver), l’Institut national de l’image et du son (l’INIS, à Montréal), le Conservatoire d’art dramatique de Montréal et l’Union des artistes. Monsieur Dubois poursuit aussi une carrière de comédien, au théâtre, au cinéma et à la télévision. Il est monté sur scène au Québec et en France -- notamment pour des représentations au Centre culturel canadien à Paris. Son interprétation sans doute la plus étonnante a été celle, en solo, de sa pièce Ne blâmez jamais les bédouins… originellement écrite pour dix-sept interprètes. Il a joué dans plusieurs films. À la télévision, il a entre autres animé une émission intitulée La tour de Babel, traitant de la mondialisation et de la culture (Société Radio-Canada, 2001). Sa présentation, en 2000, à la salle La Balustrade du Monument national, à Montréal, en trois soirées successives, de trois lectures-performances, Les Inédits, composées d’extraitsd’œuvres inachevées ou en cours de travail, et de versions préliminaires de ses travaux philosophiques et politiques, autant que la lecture, en 1990, de son texte 8 octobre, lors de la soirée Règlements de compte avec la mémoire, un événement théâtral marquant les vingt ans de la Crise d’octobre, ont aussi permis de mesurer toute la pertinence de sa parole politique. À titre d’écrivain et de penseur, les questions auxquelles s’attaque monsieur Dubois ont trait au rôle de l’artiste dans sa société, et aux effets engendrés par le climat politique sur les artistes et sur leurs œuvres. Au début des années 1990, il entreprend une étude historique approfondie tentant d’établir des parallèles qui permettraient de mieux comprendre la situation politique au Québec à la veille d’un deuxième référendum sur la séparation d’avec le reste du Canada. Sa prise de conscience de ce que l’attitude des élites d’une société à l’égard des artistes peut être symptomatique d’une arrogance politique qui vise en fait l’ensemble des citoyens l’a fortement motivé à prendre la parole contre le nationalisme sous toutes ses formes, lors de sommets et de conférences, et dans la presse. Au nombre des conférences ou des prises de paroles au cours desquelles il s’est exprimé sur ces questions, mentionnons une série de conférences sur la politique et sur le théâtre donnée à l’Université d’Alberta ; des conférences à l’UQAM, en science politique, sur le rôle de l’intellectuel dans sa société ; le cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, au Centre national des arts d’Ottawa et des rencontres publiques à New York, en Amérique latine, en Tunisie, au Maroc et en Australie. Lors d’une visite officielle en Russie de la Gouverneure Générale Adrienne Clarkson, il participe à une discussion publique sur le sujet. En 2005, il est fait Officier de l’Ordre du Canada. Malgré toutes ces références, c’est a titre de citoyen plutôt que de théoricien que monsieur Dubois prend la parole. Le point de vue qu’il exprime surgit de l’expérience et de la réflexion, et constitue l’expression d’une quête incessante visant à identifier et à soupeser les rapports entre l’art, la culture et la politique, et à comprendre de quelle manière ces rapports influencent les individus et la société en général. Ainsi l’une de ses conférences porte-t-elle le titre de What’s in the name of a street ? – Qu’y a-t-il dans le nom d’une rue ? --, une réflexion politique et historique ayant pour objet les noms des rues où nous marchons, la signification des personnages historiques choisis pour les identifier et, donc, les buts visés par les gouvernants qui les choisissent ; il a aussi beaucoup traité du nationalisme québécois en regard du nationalisme canadien, qu’il considère comme les deux faces d’une même pièce, et du dilemme d’affrontement. Qu’il s’intéresse à l’histoire, à la politique, à l’art, à la culture ou à tous ces sujets à la fois, inextricablement entremêlés, monsieur Dubois invite les membres du public à ré-évaluer les évidences. À l’aide de sa vivacité d’esprit, de son éloquence et d’une des intelligences les plus agiles de sa génération, il amène ses auditeurs à interroger ces lieux-communs et d’autres encore, par exemple les liens entre l’art et l’amour, l’amour dans lequel il voit le fondement même du mode occidental de rapport au monde : le cœur de la représentation des liens entre l’intérieur de soi et le monde extérieur. Son livre récemment paru, Entretiens (2006, Éditions Leméac) est autobiographique; il se présente sous la forme d’un dialogue entre Daniel, la voix intérieure, et René-Daniel, la persona, le masque doté de sa propre conscience, qui a été créé dans le but de gérer les rapports avec le monde environnant. Ce dialogue raconte la vie d’un homme et d’un personnage public, et décrit, au présent le plus immédiat, un esprit qui se repense lui-même en vue du prochain combat. René-Daniel Dubois est aussi le sujet d’un film documentaire tout récent de Jean-Claude Coulbois, intitulé Un sur mille (produit par l’ACPAV, distribué par le Vidéographe), présenté lors des Rendez-vous du cinéma québécois, au début de 2006, et devant être diffusé cette saison sur les ondes de Télé-Québec. RENÉ-DANIEL DUBOIS Membre : AQAD - CEAD - SARTEC - SOCAN - UNEQ UDA - WRITER’S GUILD OF CANADA METTEUR EN SCÈNE 2004 Orphée aux enfers École Nationale de Théâtre 2003 La demande d’emploi de Michel Vinaver Espace GO Enregistrée par la chaîne culturelle de la radio de la SRC – Line Meloche, réalisatrice, diffusée en août 2003 2002 Kean d’Alexandre Dumas, adaptée par Jean-Paul Sartre Théâtre du Nouveau Monde 2000 Being at home with Claude Espace GO 1999 L’homme qui a vu l’homme de Geneviève Billette École nationale de théâtre Le roi se meurt d’Eugène Ionesco Espace Go 1997 Les Guerriers de Michel Garneau Espace GO 1990 Being at home with Claude Théâtre de la Bordée à Québec 1989 Les guerriers de et avec Michel Garneau Fondation du Théâtre public au Festival de Limoges et au Centre Georges-Pompidou en France 1988 Being at home with Claude Théâtre du Rideau Vert 1987 Le troisième fils du professeur Yourolov Ma chère Pauline La Licorne METTEUR EN SCÈNE (suite) 1983 Spectacle Offenbach L’Opéra de Chambre du Québec Tournées au Québec Meurtre pour la joie de Jean-Marie Lelièvre Café de la Place de la Place-des-Arts 1981 Trois livraisons de Jean-Marie Lelièvre Lectures publiques CEAD Adieu, docteur Münch Production La Gougoune de Fantex La chatte métamorphosée en femme de Jacques Offenbach/La poule noire d’Emmanuel Rosenthal L’Opéra de Chambre du Québec Tournées au Québec Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans de Normand Chaurette Lecture publique Centre culturel canadien à Paris 1980 Panique à Longueuil Production La Gougoune de Fantex Café Nelligan, Montréal Théâtre de Quat’Sous, 1981 1979 Soirée Verdi L’Opéra Mobile du Québec 1977 et 1979 Les jeunesses musicales du Canada Assistant metteur en scène et régisseur de répétitions et de tournée AUTEUR – THÉTRE 2000 Les inédits Lecture publique d’extraits Production du Théâtre Face-Public La Balustrade du Monument-National à Montréal 1997 L’ange et le lutin (contes urbains) Interprétation par André Brassard La Licorne AUTEUR – THÉTRE (suite) 1993 Julie Adaptation et mise en scène : Alice Ronfard %Festival des théâtres unis enfance-jeunesse, Montréal, 1992 %Centre national des Arts, Ottawa, 1993 1991 Le conte de l’étoile « 2 contes » Mise en scène et interprétation de Suzanne Lantagne Musique de Alain Lalonde Participation du GAM 87 (Groupe d’animation musicale) Production de Omnibus & Associés Espace Libre Et Laura ne répondait rien... (texte radiophonique) John Juliani (CBC-Vancouver). %Traduit par Linda Gaboriau (..BUT LAURA DIDN’T ANSWER) %Réalisé, en français, à Radio-Canada, Québec, par Jacques-Henri Gagnon, 1990 %Théâtre de Quat’Sous, mise en scène par Martin Faucher, 1990 %Texte publié aux éditions Leméac, 1991 %Lecture publique en italien à Florence, 1992 %Production au Pink Ink Theatre, Vancouver, mise en scène de Sandhano Schultz, 1995 Anne est morte Café de la Place de la Place-des-Arts de Montréal Mise en scène de Jean-Marie Lelièvre Rita Cournoyer jouait Phèdre Pièce inachevée, inédite %Lecture publique au Théâtre de la Ville, Longueuil, 1991 Lecture d’un montage de textes dramatiques et théoriques de René-Daniel Dubois Lecture par Elizabeth Chouvalidzé, Marc Béland et l’auteur Festival de Trois, à Laval 1990 Le troisième fils du professeur Yourolov Mise en scène de René-Daniel Dubois Productions Ma Chère Pauline Café-théâtre La Licorne, Montréal %Texte publié aux éditions Leméac, 1990 AUTEUR – THÉTRE (suite) 1990 (suite) 8 octobre (court texte en prose lu par l’auteur) Dans le cadre du spectacle Règlements de compte avec la mémoire Mise en scène de Martin Faucher Animation Linda Gaboriau Production du Théâtre d’Aujourd’hui Maison de la culture Frontenac Traduction de Linda Gaboriau; Librairie Ficcionnes, Montréal, 1992 1989 Lectures de textes Lecture de Michel Garneau et de l’auteur Café de la Place, de la Place-des-Arts Maison de la culture de la Petite Patrie, 1990 1988 La prière du renard Pièce inachevée, inédite %Lecture publique, semaine d’activités publiques du Centre d’essai des auteurs dramatiques, à la Salle Fred-Barry à Montréal, 1990 1987 Pericles, Prince of Tyre de William Shakespeare (pièce en anglais) Mise en scène d’Alexandre Hausvater Théâtre Passe-Muraille, Toronto Le printemps, Monsieur Deslauriers Compagnie Jean-Duceppe Théâtre Port-Royal de la Place-des-Arts Mise en scène : Daniel Roussel %Texte publié aux éditions Guérin Littérature, 1987 % Lectures publiques à l’Ateneo de Caracas, Venezuela, 1987 % Festival de Théâtre des Amériques, mise en lecture de Gustavo Tambascio, 1987 %Centre culturel de Neuchâtel en Suisse, mise en scène de Nago Humbert, 1989 %Traduite en espagnol (LA PRIMAVERA, SEÑOR DESLAURIERS) par Gustavio Tambascio et Bernadette Chaudé %Traduite en anglais (BUT IT’S SPRINGTIME, MR. DESLAURIERS) par Linda Gaboriau, 1989 1986 Dialogue (courte pièce en anglais) Mise en scène de Alexandre Hausvater Toronto Festival of Arts against Apartheid Tournée de lectures publiques à Toronto, à Winnipeg, à Edmonton pour le Playwright’s Union of Canada Don’t blame the Bedouins Lecture publique d’extraits Du Maurier World Stage Festival à Toronto AUTEUR – THÉTRE (suite) 1985 2 contes parmi tant d’autres pour une tribu perdue Créée par Omnibus Mise en scène : Jean Asselin Espace Libre Being at home with Claude Mise en scène : Daniel Roussel Théâtre de Quat’Sous %Sélection officielle de la Quinzaine internationale de théâtre de Québec, 1986 %Texte publié aux éditions Leméac, 1986 % Lecture publique au Ubu Repertory Theatre, mise en scène de Achim Nowak à New York, 1986 %Lectures publiques données par l’auteur au Festival des Francophonies à Limoges, France, 1987 % Traduction anglaise (BEING AT HOME WITH CLAUDE) par Linda Gaboriau, publiée dans Canadian Theatre Review, 1987 %Théâtre du Rideau Vert, 1988 % Productions à Edmonton et Vancouver, 1988 % Production studio, dans le cadre du Ubu International Festival à New York, 1988 %Lecture publique, par l’auteur, à l’École Nationale de Théâtre du Canada à Montréal, 1989 %Production au Stalhouderij Theatre d’Amsterdam, 1989 %Théâtre de la Bordée de Québec, mise en scène de l’auteur,1990 %King’s Head Theatre Club et Vaudeville Theatre de Londres, 1990 %Production à Ottawa, mise en scène de Gérard Lepage, 1990 %Adaptation cinématographique écrite et réalisée par Jean Beaudin, Les Productions du Cerf, 1991 *Sélection Officielle - Festival de Cannes, 1992 %Petit Théâtre de Paris, mise en scène de Daniel Roussel, 1992 %Présentée au Tarragon Theatre à Toronto, mise en scène de Duncan McIntosh %Stage Theatre de Los Angeles, USA, mise en scène de Paul Verdier, 1992 %Teatro Stabile del Giallo, Italie, 2001 %Mob Hit Productions, Alberta, Canada, 2002 %Traduction italienne par Barbara Nativi, Florence, Italie, mise en scène de la traductrice, 1992 et 2003 AUTEUR – THÉTRE (suite) 1985 (suite) 26 bis, Impasse du Colonel-Foisy Mise en scène de Jean-Marie Lelièvre Café de la Place de la Place-des-Arts %Texte publié aux éditions Leméac, 1983 % « Livre du mois » de la revue Nos livres, février 1983 %Finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général, 1983 %Coproduction du Café de la Place et des Productions Germaine Larose 1986 %Productions Recto-Verso, mise en scène de Jacinthe Harvey, Matane, Montréal et Québec, 1989 %Centre Dramatique Hennuyer (Mons, Belgique), mise en scène de Michel Tanner, 1993 1984 Writing for more than one culture (colloque) C.E.A.D. - Ubu Repertory Theatre - New Dramatists New York William (Bill) Brighton ou Garry Paxton Mise en scène : Alain Fournier Productions Germaine Larose Ne blâmez jamais les Bédouins Mise en scène et une scénographie : Joseph Saint-Gelais Café-Théâtre La Licorne Productions Nero Strassenbahn Endstation %Texte publié aux éditions Leméac, 1984 %Festivals de Théâtre des Amériques à Montréal 1985 %Francophonies à Limoges en France 1985 %Festival de Liège en Belgique 1985 %Playwright’s Workshop (lecture publique), Montréal, mise en lecture par Larry-Michel Demers, 1986 %Traduction anglaise par Martin Kevan (DON’T BLAME THE BEDOUINS), publiée aux éditions Coach House Press à Toronto, 1987, dans le recueil Quebec Voices. %Prairie Theatre Exchange, Winnipeg, mise en scène de Kim McCaw, 1987-1988 %Opéra-solo créé par Pauline Vaillancourt, sur une musique d’Alain Thibault, mise en scène de Joseph Saint-Gelais, au Restaurant-Théâtre La Licorne, le 19 septembre 1991 (Endisqué sur étiquette Sonar - Chants Libres, 1992) %Théâtre Denise-Pelletier (NCT) 1995 %Prix littéraire du Gouverneur général 1982 The Main (création collective) Dramaturge Centaur Theatre de Montréal AUTEUR – THÉTRE (suite) 1980 Panique à Longueuil Mise en scène René-Daniel Dubois Café Nelligan (Montréal) Production de La Gougoune de Fantex %Texte publié aux éditions Leméac, 1980 %Théâtre de Quat’Sous, 1981 %Captation radiophonique (bande FM de Radio-Canada), réalisation de Gérard Binet, 1981 %Théâtre de l’Atrium (tournée), mise en scène de Yvon Lelièvre, 1982 %Théâtre d’Aujourd’hui et Centre national des Arts, mise en scène de Denise Filiatrault, 1990 %Traduite en anglais par Gideon Y. Schein (PANIC IN LONGUEUIL) qui en dirige aussi une lecture publique au New Dramatists à New York, 1984. %Traduite en tchèque par Eva Janovcova (ODYSEA O SEDMI PATRECH), publiée par Dilia, 1988. Les retrouvailles de dentelles Spectacle de célébration du quatre-vingtième anniversaire du Parc Lafontaine, par la Corporation des fêtes du 24 juin Scénariste La nouvelle dramaturgie (colloque) Festival AQJT’81 Adieu, docteur Münch... Café Nelligan, Montréal %Texte publié aux éditions Leméac, 1982 %Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, mise en scène de Joseph Saint-Gelais, 1988 Le récital-gala de madame Célanyre Campeau Scala de Milan, Italie Production de la Compagnie du soir (marionnettes géantes) 1986-1987 Les traîtres (titre provisoire). Pièce inachevée, inédite. 1991 Le chant de la rencontre et du départ (titre provisoire) Texte inédit commandé par l’Espace GO de Montréal, dans le cadre du Projet « Algérie, France, Québec » réunissant aussi Slimane Benaïssa en Algérie et Hervé Royer en France 2000 Bob – pièce inédite. AUTEUR – CINÉMA ET TÉLÉVISION 1994 Zap (épisodes 28 et 34) Les Productions du Verseau AUTEUR – CINÉMA ET TÉLÉVISION (suite) 1992-1996 Bob (titre provisoire) Cinémaginaire 1992-1994 Quand la guerre sera finie... Scénario inédit Productions du cerf 1990 Les fauves ou états d’urgence En collaboration avec Léa Pool 1985 Dialogues de Roque de Michel Murray Office national du film XXXX Le fantôme du lieutenant Korsakov Scénariste Société Radio-Canada AUTEUR - RADIO 2003 Je t’aime comme on aime la vie (poème dramatique) Réalisateur : Line Meloche Société Radio-Canada (chaîne culturelle) 1991 Et le silence peut-être (texte radiophonique) Réalisateur : Claude Godin Société Radio-Canada 1989 Les mots (émission-pilote portant sur la littérature) Réalisateur : Danielle Bilodeau Animation: Michel Keable et René-Daniel Dubois Société Radio-Canada (réseau AM) 1993-1995 Billets mensuels dans le cadre de l’émission VSD Animatrice: Marie-France Bazzo Radio de la SRC 1991 Et Laura ne répondait rien... Réalisation : John Juliani CBC-Vancouver %Réalisé, en français, à Radio-Canada, Québec, par Jacques-Henri Gagnon, 1990. ROMAN L’orgueil des rats, en cours d’écriture. TRADUCTEUR – THÉTRE 2003 Jekyll and Hyde de Frank Widhorn et Leslie Bricusse Les Productions Libretto 2002 Mousetrap d’Agatha Christie (La Trappe) Mise en scène de Jean Asselin Théâtre du Rideau Vert Stones in his Pockets de Mary Jones (Des roches dans les poches) Traduction et adaptation Mise en scène d’Yves Desgagnés Théâtre Saint-Denis II (Festival Juste pour rire) 1998 Gross Indecency - The three Trials of Oscar Wilde de Moises Kaufman (Grossière indécence - Les trois procès d’Oscar Wilde) Mise en scène de René Richard Cyr Théâtre du Rideau Vert 1996 House of America de Edward Thomas (La Maison Amérique) Mise en lecture: Martin Faucher Lecture publique au Quat-Sous La Licorne (mise en scène de Martin Faucher) ,1997 1991 In Perpetuity throughout the Universe de Eric Overmyer (Perpétuels et universels) Mise en lecture de Claude Poissant Dans le cadre des échanges New Dramatists/CEAD PROFESSEUR DE THÉTRE 2003 Classes de maître (2) en interprétation (Union des artistes), Montréal Classe de maître (1) en interprétation (Union des artistes en collaboration avec le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudières-Appalaches) 1995,1997 École nationale de théâtre du Canada : « Quelque chose comme... les fondements de la tragédie » 1992 Camp littéraire Félix à Rimouski : atelier d’écriture dramatique 1991 École nationale de théâtre du Canada : « Gymnastique », écriture dramatique 1990 École nationale de théâtre du Canada : écriture dramatique: théâtralité 1987 Université du Québec à Montréal, module Art Dramatique (Maîtrise): chargé de cours, atelier d’écriture dramatique PROFESSEUR DE THÉTRE (suite) 1985 Centre national des Arts à Ottawa : atelier d’écriture Conservatoire d’art dramatique de Québec : mise en scène d’un exercice public d’interprétation: Les grands départs de Jacques Languirand 1984 Compagnie La Seizième à Vancouver : atelier d’initiation à l’écriture dramatique 1983-1984 Centre des arts d’interprétation de Montréal: improvisation 1983-1984 Conservatoire d’art dramatique de Montréal : jury d’évaluation 1990-1991 des finissants 1982,1983 École nationale de théâtre du Canada : en scénographie (analyse 1985 de textes et illustration) 1981,1983 École nationale de théâtre du Canada: interprétation française 1981 AQJT’81 : Ateliers d’improvisation COMÉDIEN - THÉTRE Sous la direction de : André Brassard, Paul Buissonneau, Gilbert Lepage, Roland Laroche, Andrée Saint-Laurent, Marc Drouin et Michel Marc Bouchard. Dans des textes de : Tremblay, Genet, Drouin, Lelièvre, Chaurette, Bouchard et certains des siens. Opéra et théâtre musical : Rossini et Stravinsky-Ramuz. À la Compagnie Jean Duceppe, au Théâtre du Nouveau Monde, aux Jeunesses Musicales du Canada, au Carrousel, au Café Nelligan, au Théâtre de Quat’Sous, à la Compagnie du Soir et au Théâtre des Pissenlits. À Montréal et en tournée au Québec, au Canada et en France. 1997 Les femmes savantes de Molière (Trissotin) Mise en scène de Daniel Roussel Théâtre du Rideau Vert 1996 Contes urbains : Why not? de Jean-François Caron Mise en scène de l’auteur Théâtre La Licorne Douai, France, 1997 1993 Voltaire/Rousseau de Jean-François Prévant Mise en scène de Jean Asselin Espace GO COMÉDIEN – THÉTRE (suite) 1986 Dialogue Mise en scène: Alexandre Hausvater Toronto 1984-1985 Ne blâmez jamais les Bédouins 1995 Mise en scène: Joseph Saint-Gelais 1982 Le récital Diane Hamel Mise en scène: Joseph Saint-Gelais Restaurant-Théâtre La Licorne Centre Culturel Canadien à Paris, 1983 1981 Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans de Normand Chaurette Lecture publique Centre Culturel Canadien à Paris COMÉDIEN - TÉLÉVISION Télé-Métropole, Radio-Canada et Radio-Québec. Shehaweh, Bouscotte, L’ombre de l’épervier, Fortier, Fred-dy NARRATION - RADIO 2001 Lorca, Tou-Chou-Jen et Rita Réalisateur : Jean Gagnon Société Radio-Canada (chaîne culturelle) ANIMATEUR - TÉLÉVISION 2001 La tour de Babel Réalisateur : Jocelyn Barnabé Société Radio-Canada COMÉDIEN - CINÉMA 2004 Et que Dieu bénisse l’Amérique Rôle : Richard Poitras Réalisateur : Robert Morin 2001 Le Nèg’ Rôle : Polo Réalisateur : Robert Morin COMÉDIEN – CINÉMA (suite) 1995-1996 Le miroir sur la scène (documentaire Coulbois sur le théâtre de création au Québec depuis le milieu des années soixante) Réalisateur : Jean-Claude Coulbois 1997 Le siège de l’âme d’Olivier Asselin Rôle : Socrate 1996 Le sort de l’Amérique Réalisateur : Jacques Godbout Office nationale du film 1985 Adramelech Réalisateur : Pierre Grégoire 1982 Les fils de la liberté Réalisateur : Claude Boissol 1980 Les Plouffe Réalisateur : Gilles Carle Bobette Tanguay sort à soir (court métrage) Réalisateur : Pierre I. Girard. CONSEILS D’ADMINISTRATION ET CONFÉRENCES 2003-2004 Conférences à l’École nationale de théâtre : Artiste et politique 2001 University of Alberta (drama dept.) et Faculté Saint-Jean, Edmonton, Alberta : conférences, théâtre et politique 5e nuit de la poésie, Rouyn 1999 Université de Moncton – série de conférences : théâtre et politique 1998 Couchiching Institute of Public Affairs 50e anniversaire de la Déclaration Universelle, des Droits de l’homme, Centre national des Arts, Ottawa Des nouvelles de Polonius, Département théâtre de l’Université du Québec à Montréal, Colloque à l’occasion du 20e anniversaire du programme de maîtrise du département théâtre de l’UQAM Et Darwin vit que cela était bon, Département théâtre de l’Université du Québec à Montréal, Colloque sur la formation en art dramatique 1996 Cité Libre: conférence à Ottawa : Considérations sur la réthorique belliqueuse CONSEILS D’ADMINISTRATION ET CONFÉRENCES (suite) 1996 (suite) Université d’Ottawa, cours de sociologie M. Turcotte sur Durkheim et le fonctionalisme: conférence sur la fonction de l’intellectuel et de l’artiste 1995 Rencontre publique, les éditions Boréal, Où est passée la littérature? Participant à la Soirée annuelle du Pen Club Canada, Toronto, Princess of Wales Theatre Cité Libre: conférence à Montréal: Ni l’un ni l’autre 1994,1996 Rencontre internationale des écrivains de Québec 1994 Colloque de psychanalyse « Les itinéraires du dire » - séance : Parole et institution - sous les auspices du Cercle lacanien d’études freudiennes : Le syndrome de Polonius. Conférences à l’École nationale de théâtre : Artiste et politique Conférences à Simon Fraser University et University of British Colombia, départements d’Études françaises : œuvre, théâtre québécois contemporain et rôle social et politique de l’écrivain. 1992-2000 Conférences au département de Sciences politiques de l’UQAM - classes de Thierry Hentsch et Christian DeBlock: Le rôle de l’intellectuel dans sa société 1992 Comité d’honneur du Festival Trois Auteur invité au Salon du livre du Saguenay au Lac Saint-Jean 1991-1992 Membre du Conseil d’administration de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD) (président-fondateur) 1991 Conférences sur le Québec et la culture québécoise dans le cadre de la Quinzaine de la Francophonie, à Sidney, Canberra et Armidale en Australie 1990-1992 Membre du Conseil québécois du théâtre (CQT) 1990 Conférence de présentation de la culture québécoise à l’association des organisateurs de tournées de spectacles du Mid-West états-unien réunis en assemblée générale à Montréal 1989-1991 Président du Centre des auteurs dramatique Membre du Conseil supérieur de la formation en art dramatique (CSFAD) 1988-1990 Membre du Conseil d’administration de la Fondation Joel-Gregory, en soutien aux personnes atteintes du sida et à leurs proches CONSEILS D’ADMINISTRATION ET CONFÉRENCES (suite) 1987 Conférences sur le Québec et la culture québécoise à Caracas au Vénézuéla, à l’Institut pédagogique, à l’Université de Caracas, au Festival du film francophone de Tunis en Tunisie et au Salon du livre de Casablanca au Maroc 1985 Rencontre: le Dialogo de Todas Las Americas à New York. Organisé sous l’égide du Nation Institute 1984 À l’occasion de la première rencontre de la Coalition des indépendantistes du Québec 1983 Dans le cadre des Mercredis du design de l’Université du Québec à Montréal: Espèces d’espace de Georges Pérec: une lecture, une interprétation Grand Montréalais dans le domaine du théâtre 1980 Secrétaire-trésorier du Centre des auteurs dramatique Membre du Conseil d’administration du Centre des auteurs dramatique PUBLICATIONS – THÉTRE 1995 Les huit péchés capitaux (Éloges), collectif, Dramaturges Éditeurs, Montréal 1991 Et Laura ne répondait rien... , éditions Leméac, Montréal 1990 Le troisième fils du professeur Yourolov, éditions Leméac, Montréal 1988 Odysea O Sedmi Patrech (Panique à Longueuil), trad. Tchèque, Dilia, éd., Coll. Édition informative, Prague 1987 Le printemps, Monsieur Deslauriers, collection Tragédie et quête, Guérin Littérature, Montréal Don’t blame the Bedouins, dans Quebec Voices, Coach House Press, Toronto Being at home with Claude (en anglais), Canadian Theatre Review, Toronto 1986 Combien, dites-vous?, courte pièce parue dans le recueil commémorant les 20 ans du CEAD, VLB Éditeur, Montréal Being at home with Claude, éditions Leméac, Montréal 1984 Ne blâmez jamais les Bédouins, éditions Leméac, Montréal, Prix du Gouverneur Général 1983 26 bis, Impasse du Colonel-Foisy, éditions Leméac, Montréal PUBLICATIONS – THÉTRE (suite) 1982 Adieu, docteur Münch..., éditions Leméac, Montréal 1979 Panique à Longueuil, éditions Leméac, Montréal PUBLICATIONS – AUTRES 2001 Où va le Québec?, sous la direction de Ghila Sroka CONTE 1996 Julie, éditions Boréal, Montréal ARTICLES 1999 Avancez en arrière, Confluences Magazine, mai Avancez en arrière (bis)..., Confluences Magazine, septembre (Collectif, sous la direction de Yvon Montoya et Pierre Thibeault) Frénétiques, Triptyque, Montréal 1996 L’angoisse de la page blanche, Voir-Québec, mars Ni l’un ni l’autre - I, Cité Libre, numéro janvier-février Malaise dans la société, Tribune Juive, vol 13 no 4 (à l’occasion du lancement du livre de Marc Angenot: Les idéologies du ressentiment, XYZ Éditeur) 1995 Au Québec, tout est désormais industriel, y compris l’art, La Presse Je n’aime pas ce qu’est devenu mon pays, La Presse - parût dans Parole métèque, no 25, oct. 1995, sous le titre: Le droit à la dissidence. Entretien: Journal Le Monde, édition des dimanche 5 et lundi 6 novembre 1992 En 1972..., Québec français (Association des professeurs de français au collégial) Texte à l’intérieur du collectif Jean-Pierre Perrault, chorégraphe, sous la direction de Aline Gélinas, Les Herbes Rouges - Essais, Montréal/ Jean-Pierre Perreault, choreographer, Arts Inter-Media/Dance Collection Danse, Toronto, 1992 ARTICLES (suite) 1992 (suite) Ubu Rep - A Forum of Exchange, dans UBU/1982-1992, UBU Repertory Theater Publications, New York Québec : l’épuisement des rêves, propos recueillis par T. Hentsch. Revue Conjonctures, no. 17, Montréal, hiver 1992 1991-1992 8 octobre, Revue Trois, vol. 7 no. 1/Repris en anglais dans Boundaries of Identity - A Quebec Reader, Lester Publishing Limited, Toronto, 1992 1991 Écrire pour le théâtre, dans Le métier d’écrivain, UNEEQ Sans titre, dans Corriger les lieux, Revue Trois, volume 6 nos 2-3 1990 À suivre, Canadian Theatre Review, Toronto Pour une politique... culturelle, mémoire rédigé pour le compte du Conseil québécois du théâtre (C.Q.T.), remis à la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir politique et constitutionel du Québec 1986 Maëlstrom, Alternatives Théâtrales, Bruxelles Vivre de sa plume au Québec, Lettres québécoises, Montréal 1985 De l’opportunité d’encore jouer les grands textes classiques, Revue Nuits Blanches, no 20, Québec 1984 À mes maîtres, Le Devoir, Montréal (15 novembre) Réponse informulée à quelques réponses informelles, Cahiers de Théâtre Jeu, Montréal 1982 La gougoune de Fantex, en collaboration avec L.-M. Demers, X-Cetera, Montréal La technique dite de « l’œil du serpent », Sortie Magazine, Montréal Don Juan de Molière: Autour de quelques statues, Cahiers de Théâtre Jeu, Montréal 1981 Les chemises à carreaux, Virée Magazine, Montréal 1980-1981 Collaboration suivie avec Le Bulletin de l’Union des Artistes (périodique syndical), Montréal NOUVELLES 1993 Deux jours en mai, Le Devoir, Montréal, 1er août. Reprise dans le recueil Coup de foudre, XYZ Éditeur, Montréal 1986 Julie et la potion des grands, Magazine Vice-Versa, Montréal PRÉFACES 1991 Tu faisais comme un appel de Marthe Mercure, Les Herbes Rouges, Montréal 1982 Fêtes d’automne de Normand Chaurette, éditions Leméac, Montréal PAROLES DE CHANSONS 1982 Omnibus-Cactus et Insomnuit, pour le groupe Kameleon. Étiquette Pro-Culture. éditions Productions XII TRADUCTION 2004 Lautrec (comédie musicale) Production Libretto 1985 Nous avons une histoire commune à explorer et exorciser d’Ariel Dorfman. Le Devoir, Montréal, 17 juillet ÉTUDES PROFESSIONNELLES 1978-1979 Institut Alain Knapp (Paris) en improvisation, scénarisation et mise en scène 1973-1976 École nationale de théâtre du Canada (Montréal) en interprétation BOURSES 1985-1986, Conseil des Arts du Canada, Bourse d’un an de type B pour l’écriture d’un roman. 1988-1989, Bourses d’un an de type A 1990-1991 1981, 1984 Conseil des Arts du Canada, Bourses de courtes durées et de voyages 1985, 1987 1979 Direction générale de l’enseignement supérieur (ministère de l’Éducation du Québec) Bourse d’un an pour les études à Paris. Un entretien avec René-Daniel dubois "Le référendum québecois est une tentative de suicide qui n'a pas marché" LE MONDE - 5-6 nov. 95 Né à Montréal en juillet 1955, René-Daniel Dubois est auteur et comédien, forrné à l'Ecole nationale de théâtre du Québec et à l'lnstitut Alain-Knapp de Paris. Prolifique, il a écrit quatorze pièces de théâtre, dont certaines ont été traduites en anglais, en espagnol, en italien et en tchèque. Il a aussi travaillé pour le cinéma, la télévision et la radio. Ses oeuvres, toujours attendues au Québec, ont été jouées au "Canada anglais", aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Europe. En 1990, il a rédigé un rapport intitulé "Pour une politique... culturelle", que le Conseil québécois du théâtre a remis à la Commission sur l'avenir constitutionnel du Québec. Polémiste, il y a défendu une approche de l'histoire québécoise qui a bousculé plusieurs clichés installés depuis la Révolution tranquille. En octobre, cet indépendantiste déçu a été violemment pris à partie pour avoir refusé d'écrire un texte dans un recueil intitulé Trente lettres pour un oui , où des artistes et intellectuels québécois défendaient la souveraineté de leur province. Accusé publiquement par une militante indépendantiste connue, Andrée Ferretti, d'être devenu un "pessimiste de luxe" qui, par son refus, contribuait à "la mort du peuple québécois par reproduction lasse de son aliénation", il a répondu en substance: "Je n'aime pas ce que mon pays est devenu." Il s'est finalement abstenu au référendum du 30 octobre sur la souveraineté, option repoussée par 50,6 % des électeurs. René-Daniel Dubois s'apprête à remonter sur les planches à Montréal pour jouer dans une pièce qu'il a écrite en 1981 sous le titre "Ne blâmez jamais les bédouins". Quel commentaire vous inspire le référendum sur ta souveraineté du Québec en faveur de laquelle, vous, l'Indépendantiste de longue date, avez refusé de prendre position? - On nous a dit qu'on avait le choix entre deux options: le fëdéralisme canadien ou le nationalisme québécois. A mes yeux, on nous proposait en fait deux façons de devenir des Américains. C'est le rêve qui habite les élites de chaque camp. Concrètement, elles ne nous offrent rien d'autre. La seule différence est la vitesse de l'assimilation proposée. Au-delà des pompes à trémolos patriotiques de ces dernières semaines, le débat référendaire a exclusivement porté sur le thème de l'argent, dans les termes du néo-libéralisme à l'américaine. On accroche à ce discours des décorations, teintées un peu à gauche ou un peu à droite, mais les gouvemements de Québec et d'Ottawa se contentent en réalité, l'un comme l'autre, de recommander des compressions budgétaires drastiques dans les programmes sociaux. Le premier ministre démlissionnaire du Québec, Jacques Parizeau, avait d'ailleurs clairement expliqué que l'indépendance permettrait au Québec de choisir tout seul les secteurs dont il faudra sabrer les dépenses. Si le Québec était devenu souverain, les coupes budgétaires auraient été justifiées au non de la sauvegarde de la nation. A présent, elles seront justifiées par la dette du gouvernement fédéral. Vous avez été vivement pris à partie par une représentante du Parti québécois pour avoir refusé de vous prononcer publiquement en faveur de la souveraineté, pendant la campagne. Quelles réflexions en tirez-vous? - Mes pires doutes ont été confirmés: le mouvement souverainiste est devenu une vaste entreprise de chantage émotif qui tourne à vide et dans laquelle la pensée critique est non seulement absente, mais chassée lorsqu'elle se présente On se retrouve devant l'alternative suivante: ou bien on est avec eux, dans les termes qu'ils utilisent, ou bien on est contre eux, autrement dit un salaud qui trahit ses ancêtres et les générations futures jusqu'à la fin des temps. Ottawa et Québec considèrent que les artistes ne sont utiles que dans la mesure où ils relaient leurs mots d'ordre. Celui qui prétend penser se fait insulter. Je ne veux pas de ce système. Le nationalisme québécois, pas plus que le fédéralisme canadien, ne constitue, à mes yeux, une religion. Il ne m'est jamais apparu d'archange m'enjoignant de conduire mon peuple hors d'Egypte. Ma responsabilité essentielle est de participer à la survie et au développement de la culture dans laquelle je suis né. Cette culture ne se résume pas au seul fait de parler français en Amérique du Nord. M. Parizeau a attribue la défaite à l'argent et aux votes ethniques. Qu'en pensez-vous ? - Tout est dit dans ces mots. Il faut savoir qu'ils sont ceux d'un ex-professeur aux Hautes Études commerciales, dont le milieu est celui de la haute finance. De son côté, Lucien Bouchard, le "héros" de la campagne référendaire, a été ministre du gouvernement fédéral de Brian Mulroney, élu pour signer un accord de libre-échange avec les États-Unis, donc, a terme, la suppression des avantages sociaux canadiens: les entreprises invoqueront leur manque de compétitivité par rapport à leurs concurrents américains. Les nationalistes québécois ont apporté leur appui décisif à cet accord bilatéral, puis à l'Alena, qui inclut le Mexique. M. Parizeau nous dit maintenant que "l'argent" est le grand responsable, alors que, dans son esprit, l'argent est précisément le moteur du rêve nationaliste. L'argument central de son discours est que l'indépendance permettra de faire des économies en supprimant un palier de gouvernement. Le vice-premier ministre québécois, Bernard Landry, continue d'expliquer que nous devons devenir indépendants parce que les échanges commerciaux canadiens obéissent à une logique Est-Ouest, alors que, pour le Québec, ses priorités économiques sont les échanges Nord-Sud, c'est-à-dire avec les États-Unis. Tous nous invitent à nous jeter dans la gueule du loup. Et les "votes ethniques"? - Les masques sont tombés. La notion de peuple québécois, telle que définie officiellement dans le projet souverainiste est un leurre. Dans le préambule de ce projet, il est écrit: "Nous, peuple du Québec, sommes ici depuis trois cents ans et sont venus s'installer à nos côtés des anglophones, puis des immigrants". Donc, le "nous, peuple du Québec" n'inclut pas les non francophones. La seule corde que l'on fait vibrer, c'est celle de l'ethnicité, base d'un racisme qu'on camoufle sous un discours politiquement correct. C'est dangereux. Depuis trente cinq ans, les gouvemements québécois n'ont pratiquement rien fait pour intégrer les anglophones ou les immigrants; ils n'ont pas essayé de connaître leurs centres d'intérêt. Le rejet n'est pas viscéral, il est politique. Pourquoi, à votre avis, le nationalisme québécois ne concerne t il véritablement que les francophones "pure laine" ? Parce que le Québec n'a jamais voulu définir un véritable projet de société attrayant et englobant, il n'a pas réussi à esquisser les grandes lignes d'une véritable politique culturelle. Le Parti libéral québécois s'y est risqué... Il a finalement réduit la culture à ses industries et assimilé l'art à un laboratoire de recherche. Le seul projet de société formulé actuellement est économique: nous intégrer au continent et donc y disparaître et nous y noyer, faire des économies en supprimant la fonction publique fédérale. Pourtant, tous les premiers ministres du Québec, avant l'arrivée au pouvoir du Parti québécois indépendantiste en 1976, ont dit: la culture québécoise ne se limite pas à la langue, à la religion, et au code civil; c'est aussi un rapport particulier avec le reste du monde. La langue n'est qu'un outil de la culture. Or, actuellement, le Parti québécois confond les deux et saborde la notion de culture. Ses élites en parlent à tout bout de champ mais les gouvernements péquistes ne lui ont pas même accordé 1% du budget. Et les Québécois, d'après les sondages, trouvent que c'est encore trop. Collés à l'empire des États Unis, nous sommes pourtant à l'avant garde d'un combat. Mais le message que nous envoyons au reste du monde est tragique: il faut choisir entre son âme et la faim. Qu'importe s'il faut vendre son ârne pour manger: ce n'est pas si grave. Quels pourraient être les contours d'un projet culturel qui soit salvateur, à vos yeux ? Il faut sortir de l'ethnicité, dans les faits, et non pas uniquement dans le discours. Par ce que j'appelle le génie français, à savoir le débat philosophique, les lettres et les arts. La pensée, le débat et l'esthétique. La prédominance de l'être sur l'avoir. Nous baignons dans le productivisme nord américain présenté comme inéluctable. Nous, Québécois, devons dire qu'il y a d'autres façons d'être. Que l'individu responsable est plus important que le groupe. Au Québec le débat fait défaut; il n'y a plus d'agora politique. La critique n'est tolérée que lorsqu'elle porte sur l'un des deux projets, indépendantiste ou fédéraliste. Les intellectuels et les artistes se taisent, ils ne remplissent pas leurs fonctions: c'est le Syndrome de Polonius, le grand chambellan de Hamlet, le seul personnage qui comprend les enjeux de la situation du royaume. Mais il préfère fermer les yeux pour ne pas avoir d'ennuis avec son patron. Quelle devrait être la conception de la culture québécoise? Il y a une conception française et une conception anglo saxonne de la culture. Au Québec, les nationalistes ont adopté la seconde vision. En français, la culture se réfère notamment aux beaux arts et aux lettres. En anglais, elle désigne le contraire de la nature. Le fait de parler francais devrait être le signe d'un combat particulier, d'un rapport spécifique au reste du monde. Ce combat doit signifier la promotion d'un projet et non la simple défense d'une langue. Le libéralisme est présenté comme un fait de nature, LA facon d'être. La culture est assimilée aux loisirs, aux industries culturelles. Les producteurs donnent leur argent pour proposer des spectacles à des consommateurs qui tuent leur temps. On considère ce commerce culturel comme un signe de richesse, une attraction touristique. Les institutions culturelles et artistiques sont dans un grave état de délabrement. On ne bâtit de nouveaux théâtres au Québec que pour créer des emplois dans le secteur de la construction, mais ces théâtres n'ont pas de budget de fonctionnement suffisamrnent élevé pour chauffer leurs salles durant l'hiver. Ce type de politique est en train d'avoir raison des artistes et de la vie intellectuelle au Québec. Parallèlement, l'Etat prétend haut et fort défendre la culture et la protéger au mieux tandis que des collèges jettent leurs bibliothèques pour donner, dans l'espace gagné, des cours de forrnation au personnel des entreprises privées. La distorsion au Québec entre le discours et les actes a des conséquences dramatiques. Quelles sont, selon vous, ces conséquences dramatiques ? Nous avons au Québec le taux record de suicide chez les jeunes en Occident, ce n'est pas un accident. Le vertige est réel. Les medias occultent cette réalité, on trouve même que parler de ce phénomène risque d'encourager les candidats potentiels au suicide. Les jeunes sont exposés aux valeurs, aux tensions et au grand paradoxe de cette sociéte québécoise: les faits, les actes, les comportements montrent que notre véritable rêve est de devenir américains, tandis que le discours proclame notre volonté d'être libres, indépendants et différents. Le discours est en instance de divorce avec la réalité, il vit de manière autonome par delà les faits. Les journaux télévisés offrent quotidiennement le spectacle de cette distorsion. Ce référendum a t il été, comme l'affirment certains, le dernier hoquet d'un nationalisme suranné ? Non, c'est une tentative de suicide qui n'a pas marché. La démarche s'appuie sur une culture du ressentiment. On part du principe que le Québec, s'il n'est pas indépendant, n'est pas encore vraiment né, il n'en est qu'au stade utérin. Seuls existent les autres, qui nous font du tort: les Indiens nous ont combattus, les Francais nous ont abandonnés, les Anglais nous ont conquis et ont continué de nous infliger des blessures. Le nationalisme québécois, tel qu'il s'exprime actuellement, sous entend qu'avant la révolution tranquille des années 60, rien d'autre n'existait que des dinosaures. On occulte complètement la richesse des débats d'avant l'aube de l'ère indépendantiste. On refuse d'assumer le vécu de ceux qui nous ont précédés. Les Québécois s'imaginent que la souveraineté sera leur acte de naissance. En attendant, ils se définissent non pas comme acteurs, mais comrne victimes de la haine et de la méchanceté des autres. Pis, dans cette dynamique du ressentiment, le "je" n'est pas utilisé à la forme active, il n'est qu'un point focal, il ne sert qu'à formuler reproches et gémissements. Cette culture du ressentiment explique l'ampleur démesurée des réactions, chaque fois que quelqu'un, l'écrivain Mordecai Richler par exemple, s'avise de nous étriller sur un ton polémique. Vous ne pensez pas que le fait d'avoir un pays, représenté à l'ONU, pourrait contribuer à rompre cette dynamique? J'ai été indépendantiste parce que je croyais cela. J'ai adhéré à cette cause pour des raisons ergothérapiques: dans l'espoir que l'absence de boucs émissaires aiderait à traiter la folie dont souffre mon peuple. Mais, depuis la fin des années 80, la distorsion entre les mots et les actes s'est trop exacerbée, les dernières semaines ont accentué ce délire de persécution. Résultat: si nous devenions indépendants, il y aurait radicalisation de ce ressentiment. Il faudrait alors défendre chèrement notre souveraineté et on trouverait, par consensus, encore moins de raisons de débattre: la nation serait en danger. Toute critique risquerait de devenir menace. Un conseiller de M. Parizeau, Pierre Bourgault, a évoqué la possibilité de devoir, pendant une période transitoire, "baliser" la liberté d'expression. Ces propos d'une extrême gravité ont à peine été relevés. Je crois que je vis dans une société totalitaire "soft". En fait, la véritable alternative est la suivante: être le jeune homme en chemise blanche devant le tank de la place Tiananmen ou être le conducteur du tank. Nos mythes nous disent que nous sommes le jeune homme, la victime, alors qu'en réalité nous sommes assis dans le char d'assaut. Propos recueillis par Martine Jacot et Sylviane Tramier Le Monde Radio-Télévision, dimanche 5 - lundi 6 novembre 1995, p 35 - (pleine page) Chronique, par Daniel Schneidermann « Deux nations » À notre brève escapade télévisée chez les cousins québécois, avant la victoire du « non », il n'aura pas manqué la spécialité locale, le canular audiovisuel savamment préparé, le « Surprise sur prise » version radio. La victime, cette fois, en fut la reine d'Angleterre. Piégée par un animateur canadien, elle donna des nouvelles de sa chère famille, et exprima - en anglais et en français - toute son appréhension à la perspective de la victoire du « oui ». Pauvre Majesté! Avant le résultat, ce canular sembla donner à la campagne une couleur très particulière: sympathique, débonnaire, bigarrée, une campagne « pour rire ». Le parler québécois avait envahi les ondes, si folklorique, si bellement fleuri des lys d'antan. Ah! la Belle Province. Ah! le maudit choix. Ah! quel bonheur, quelles caresses pour des oreilles françaises, d'entendre parler français la-bas, si loin. Remontalent les souvenirs de Vignault, de Charlebois. Et le J'aurais voulu être un artiste de l'opéra-rock Starmania. Tout changea au soir de la défaite du « oui », Guillaume Durand avait précisément invité Luc Plamondon, compositeur de Starmania. Surprise: de sa bouche tombèrent des mots étranges. D'accord pour recevoir des irnmigrants chez nous au Québec, expliqua-t-il. Nous les accueillons à bras ouverts mais qu'ils se plient à nos coutumes, et qu'ils parlent notre langue: le français! Ces accents, ces exhortations cette méfiance envers l'immigration ne rappelaient-ils rien? Ne rappelaient-ils pas un homme politique « bien de chez nous »? D'un seul coup, la cause du Parti québécois en parut moins attrayante. À l'entendre, on relisait d'ailleurs autrement ce Starmania, spectacle-culte des années 70, et qui le reste aujourd'hui. Cet univers urbain de souterrains et de violence, de top-models et de terrorisme, cette mégapole de discothèques décadentes au sommet des gratte-ciel, c'était donc Montréal la diabolique, capitale anglophone du « non », vue a travers les lunettes rurales du « oui »! Surtout, le même soir, le premier ministre défait prononça le mot le plus imprononçable du moment. « Nous avons été battus par le vote ethnique », expliqua Jacques Parizeau. Le malaise s'étant installé, on lui découvrit rétrospectivement des motifs. Au lendemain du scrutin, France 2 exhuma ainsi un autre dérapage antérieur, de Lucien Bouchard celui-là. Au cours de la campagne, le chef de l'opposition fédérale avait évoqué au détour d'une phrase la « race blanche » québécoise. Ainsi la chatoyante cause du « oui » fut-elle durablement temie. Que révélaient ces lapsus des chers cousins? Sous l'espoir chantant de la « Belle Province », sous les joyeux maquillages bleu et blanc des jeunes manifestantes, devait-on discerner en superposition la discrimination, la violence, la haine? Sous le vote « oui », ne se dissimulait-il pas, archaïque, tenace comme un chiendent, ce qu'il fallait bien appeler un nationalisme, avec son cortège de rejets et d'exclusions? Et comment distinguer un « bon » d'un « mauvais » nationalisme? En d'autres termes y avait-il, sous Parizeau et Bouchard, du Karadzic et du Milosevic? D'un nationalisme l'autre, on venait précisément de passer une soirée entière avec Milosevic, sur Canal Plus, en suivant le Yougoslavie, suicide d'une nation européenne de Brian Lapping pour la BBC. Mais le Milosevic révélé par cette série documentaire n'était pas la silhouette fugace des journaux télévisés, sortant d'une limousine et s'engouffrant dans une conférence internationale. Non. Tout au long de la soirée, l'on avait contemplé Milosevic dans son palais de Belgrade, regardant tranquillement dans le rétroviseur l'ouverture de la boîte de Pandore. Même si ce travail a été abondamment vanté la semaine dernière dans ces colonnes - trois articles! - comment ne pas y revenir d'un mot? Quelle soirée! On s'accrochait jusqu'à minuit, dégustant cette tranche d'histoire, désireux de connaître la suite du feuilleton. Brusquement, on devenait familier de tous ceux qui n'étaient jusqu'alors que des noms, Milosevic, Tudjman, Izetbegovic, et puis ce responsable macédonien à moustache, comment s'appelait-il déjà? Derrière les enquêteurs britanniques, on retournait les interroger, on les cuisinait interminablement, on recoupait les mensonges de l'un avec les vérités contraintes de l'adversaire. On assistait à toutes les réunions possibles, on pénétrait dans les huis clos les mieux gardés. Et le plus fort de la soirée, ce n'était pas les images sanglantes. Cette guerre, qui n'est parvenue sur nos écrans occidentaux que lorsqu'elle fut devenue une vraie guerre, une sale guerre, avec son cortège d'éclopés, de brancards et de bombardements, avait d'abord été une guerre politicienne, une litanie de batailles d'appareil, une sorte de comité directeur du PS de la grande époque, un congrès de Rennes sauce balkanique. Motions, votes, mortelles empoignades pour un amendement: quel tournis! Pour qui vas-tu voter? Exprime-toi, camarade! Choisis! Par effraction, nous pénétrions dans une réunion grelottante de l'ex-présidence collective yougoslave, dans une caserne non chauffée, sous le regard impavide des généraux, comme si l'on avait pu se glisser dans le grand quartier général de Hitler. À mesure, les traits de ces hommes eux-mêmes devenaient familiers. La peur, le remords, le calcul, la torture de l'histoire en train de se forger, se lisaient successivement sur leurs visages. Quatre heures, cinq actes: quelle tragédie en eût tiré Shakespeare! Il en bouleversait des idées reçues, ce documentaire. Mais pas seulement sur l'ex-Yougoslavie: sur la télévision, aussi. La télévision ne pourrait pas aider à comprendre son époque? Elle serait vouée à l'émotion brute, au zapping? Allons donc! Oui, la télévision peut nous plonger, sans vociférations, sans grosses ficelles, dans les tourbillons de l'histoire immédiate. Oui, elle peut s'adresser à notre soif de comprendre, pourvu qu'elle y consacre du temps, de l'argent, et un peu d'ambition. Quatre heures durant, Canal Plus venait d'en fournir, si l'on ose dire, la preuve par l'image. |
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